23/08/2011 à 16:49
CINEMA
ARTICLE : La Planètes des Singes : Les Origines

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Pierre Boulle peut être fier. En effet, cet écrivain français a su avec sa Planète des Singes créer un univers cohérent à même de servir les desseins d'Hollywood depuis plusieurs décennies. Et c'est 10 ans après le film de Tim Burton que débarque cette préquelle sobrement intitulée "La Planètes des Singes : les Origines". Chronique d'un réussite totale.

Oui, même si j'attendais énormément cette Planète des Singes, j'étais plutôt sceptique quant au résultat final. Ma principale crainte venait du réalisateur, Ruper Wyatt, grand débutant s'étant illustré à travers un seul film jamais sorti chez nous : Ultime Evasion. Une sympathique série B qui ne cassait pas pour autant 3 pattes à un canard. La vraie question était donc : un mec comme ça va t'il savoir gérer une production comme Rise of the planet of the Apes. Et bien force est de constater que c'est un grand oui : plans ambitieux, photographie sublime et effets spéciaux enchanteurs sont autant d'éléments qui forcent le respect.

Mais ce serait sans compter sur le talent de WETA Digital, les génies mentaux qui ont déjà oeuvrés sur Le Seigneur des Anneaux, King Kong (tiens donc) et Avatar. Si le talent du studio n'est plus à démontrer, on ne peut que s'incliner devant le travail effectué sur la modélisation et les animations des primates : tout bonnement fantastiques. Ajoutez à cela une dose d'Andy Serkis (Gollum, King Kong), et vous obtenez un miracle techno-orgasmique, servi par des expressions faciales et labiales tout en nuances : du grand art.

Et le casting dans tout ça?

Devant la caméra on retrouve donc l'excellent James Franco (Spiderman) accompagné de la belle Freida Pinto (Slumdog Millionaire). Si le jeu du beau James ne peut absolument pas être pris à défaut (parfait du début à la fin), je suis plus nuancé concernant sa compagne : figée, et disposant en tout et pour tout de deux palettes d'émotions...A sa décharge on retiendra un personnage qui aurait mérité d'être plus développé, quoique son implication dans une suite semble évidente.

Enfin, j'ai encore une fois été sidéré par John Lithgow. En effet, cet acteur découvert dans la saison 4 de Dexter puis How I Met Your Mother est décidémment un "très grand", proprement hallucinant, qui sait donner une vraie dimension à ses personnages. Il nous le montre encore une fois ici, puisqu'il incarne un père atteint d'Alzheimer, émouvant, tout simplement.

Un scénario balisé, mais extrêmement touchant

En effet, si le livre de Pierre Boulle parle d'une évolution naturelle, une fatalité qui voudrait que le singe supplante l'humain, le film avec Charlton Heston proposait un discours plus pessimiste sur ses congénères, en arguant que l'homme est allé à sa perte tout seul.

Le côté pacifique et écologique était poignant et, en plus d'apporter une réflexion sur le devenir de la race humaine, l'analyse des diverses couches de la société était incroyable. Entre l'ambition scientifique, la folie biblique castratrice, l'esclavage, c'est bel et bien un portrait de nos sociétés humaines qui était brossé.

Et c'est précisémment de là que partent ces Origines. Pour vous la faire courte, il s'agit d'un groupe de scientifiques bossant sur un remède contre Alzheimer basé sur la régénération des cellules du cerveau. Les résultats obtenus sont brillants, mais la chimpanzée faisant office de sujet principal est sauvagement abattue suite à un malentendu. Par chance elle était enceinte d'un petit, César, qui hérite des propriétés du fameux médicament administré à sa mère. On découvre assez rapidement que ce-dernier développe une intelligence hors du commun. Mais celui-ci, trahi par les humains qui l’entourent et en qui il avait confiance, va mener le soulèvement de toute son espèce contre l’Homme dans un combat spectaculaire et titanesque.

Si le tout est plutôt simple, le sujet est admirablement bien traité et le scénario n'est pas sacrifié sur l'autel des effets spéciaux, bien au contraire! En effet, et même si le film dispose d'une séquence d'action fleuve sur sa fin, le réalisateur prend le temps de développer des personnages intéressants et se concentre particulièrement sur l'enfance de César, que l'on va suivre sur plus ou moins 10 ans, ainsi que sur son attachement à ses hôtes. C'est d'ailleurs cette partie du film que l'on retiendra, car si les scènes mouvementées sont bien amenées, rythmées et formidablement mises en scène, cette première partie relève du tour de force capable d'arracher quelques larmes. Une réussite, dont la fin amène immanquablement une suite, qu'on espère tout aussi poignante.

Ce nouveau film est donc une vraie belle surprise, attendue au tournant après la semi-déception engendrée par le film de Burton, cette adaptation brille par la puissance de son propos et ses effets spéciaux ahurissants. Mention spéciale à Andy Serkis : magistral, et c'est d'ailleurs le mot qui résume le mieux cette Planète des Singes. Vivement la suite!

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L'AUTEUR

Matthieu Requenna
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